ENTRETIEN AVEC PASCAL BETREMIEUX : « L’HOMME QUI DANSE AVEC LES DAUPHINS »

Dannah, héroïne écologique moderne, vous fait découvrir progressivement ses soeurs et ses frères, nouveaux messagers du retour à soi et à l’origine par une alliance renouvelée avec le vivant sous des formes multiples.

Si vous sillonnez les mers du globe, vous avez peut-être déjà croisé ce ch’ti radieux de 53 ans immergé dans le plérôme, et côtoyant par mimétisme la famille dansante des dauphins.

Vous vous dites « Tiens, celui-là n’est pas sorti de l’enfance, est resté collé à l’écran de Flipper le Dauphin…, etc.» Pas vraiment.

Né à Valenciennes, rompu au marketing B to B international, ce joyeux drille, dans son chemin de vie 3 / 21, cherche avant tout à communiquer et à s’élever, non sans succès.

Du signe du Gémeaux (Air), son ascendant Scorpion (Eau) a pris le relais vers 42 ans. Alors, un virage total s’est opéré dans son existence. Car il y a un temps pour tout, même pour l’essentiel, afin d’oeuvrer à la transformation individuelle et collective.

On n’échappe pas à ce que l’on est, à l’essence, car au sein des eaux froides ou chaudes, on est d’abord immergé dans ses propres profondeurs. Ceux qui ont pratiqué à une époque la thérapie du rebirth, savent de quoi il est réellement question.

La quête de Pascal exprime celle du programme de son Ange LAUVIAH2 portant la « l’intelligence qui illumine », la révélation en songe. « Il organise le monde intérieur en créant une harmonie interne favorable à la révélation des Hautes sciences », entre la Loi de la Père et de la Mère, afin de trouver la paix, la quiétude spirituelle et la sérénité.

Sa section de la Torah est la Paracha Nasso, le relevé (Nombres), inscrivant son chemin identique à la prêtrise, dans le service au Sacré – ici la Vie, la delphinité – afin d’en distribuer la bénédiction dans le Temple de la Nature – la Mer – à défaut du plus grand nombre, à sa famille d’esprit.

Il est aussi fondateur de DOLHOM, explorateur en communication et relation interespèces – http://www.dolhom.com – – Au programme :

– Vivre sa vraie nature dans la pulsion de vie : croisières en mer Rouge, « Nager avec les dauphins libres de Sataya (Egypte) »

– Développer le biomimétisme intuitif par une méthode d’exploration et d’apprentissage du potentiel intuitif, et de sa connexion harmonieuse avec son environnement (la biocénose).

  • Projet scientifique de Combinaison connectée ® interespèces, et d’impact neurologique et physiologique sur le corps humain. Etc.

 

QUESTIONS AU FIL DE L’EAU…

– Ta devise… « la vie est un jeu » ? Mais de quel « Je » parlons-nous ?

Oui, c’est ce qui m’a impacté le plus dans ma rencontre avec les dauphins. Beaucoup de choses se sont révélées en moi, plusieurs inspirations de ce que les dauphins, le monde animal et la nature peuvent éveiller en nous. Mais c’est cette chape de plomb du « sérieux » qui s’est volatilisée pour laisser place au « jeu » de la vie permettant de reconnecter à sa vraie nature, qui m’a le plus marqué.

Et le « jeu / je » n’est pas anodin dans le sens ou la rencontre a cela d’exceptionnelle qu’elle reste unique dans ce qu’elle déclenche, et révèle l’unicité de chacun et chacune d’entre nous. Pour ma part : la disparition trop tôt d’êtres chers m’a complètement enfermé dans cette analyse sérieuse de la vie, liée à la partie sombre que de tels évènements peuvent nourrir.

Tout ce qui rayonne autour de l’ADN même des dauphins touche des aspects mis à mal de nos jours : l’approche « ludique » de la vie, la joie, l’expression sous toutes ses formes de la notion de liberté et l’adaptation biomimétique exceptionnelle dans leur environnement. Cette communication non-verbale que nous avons cachée sous un flux verbal et mental, vient donc nous toucher au cœur même de ce que nous avons enfoui dans les abysses au fil de notre évolution. Cette communication, cette communion s’est tout de suite manifestée sous forme de danse avec ses dauphins, dans les différentes mers de notre planète bleue.

  • Pourquoi avoir choisi le Dauphin comme « Cheval de bataille » de ta transformation, et du combat écologique ?

La question est remplie d’indications dans les mots que tu as choisis.

Tout d’abord, ce sont les dauphins qui – dans mon ressenti – m’ont choisi dans le sens ou je me suis senti accepté à leurs côtés, jusqu’à faire partie de l’essence même de ce qu’ils sont. Une reconnaissance mutuelle, une présence pleine de confiance, d’énergie brute et intuitive qui a eu cet effet miroir immédiat en moi.

Un mot que j’utilise beaucoup, et qui est totalement en lien avec ce que je vis depuis mon immersion avec eux, est : synchronicité. Les choix que je fais, prennent une toute autre signification et résonnance dans ma vie. Une vision des rencontres qui se mettent sur mon chemin comme des pierres ajustées dans un chaos organisé. Et je l’évoque en conférence et en mer avec les personnes que j’accompagne, en essayant le plus simplement possible de le vivre sans y mettre les mots qui diluent toute la richesse de ce qui se vit.

Le cheval a cette même énergie « miroir » (1 ) qu’ont ces dauphins, et qu’ils nous renvoient par mimétisme. Au fil de mes rencontres, je crois que cette transformation ne pouvait se faire qu’avec ces maîtres en la matière que sont les mammifères marins. Faire éclater cette bulle de protection dans l’élément de l’eau qui sublime et fluidifie l’esprit, tout en inhibant ce mental en résistance.

(Wikipédia)

Le dauphin, dans sa représentation symbolique, nous reconnecte avec l’enfant intérieur, et chaque humain peut vivre sa propre transformation, avec son histoire personnelle, à son propre rythme, avec le monde animal et la nature.

Je choisirai le mot « défense » de l’écologie. Et je rajouterai malheureusement que le dauphin est aussi un symbole de nos paradoxes dans le comportement humain. La capture des dauphins notamment au Japon dans la baie de Taiji, ces massacres sous couvert de rituels – comme aux îles Féroé – ou mercantiles pour les vendre au profit de spectacle dans les delphinariums, sont autant de signes du mal-être et d’une grande déconnexion avec la vraie nature humaine.

Nous pouvons choisir de ne pas contribuer à ce non-sens, ce drame qui entretient une certaine violence directe ou indirecte, mais bien chargé dans notre mémoire consciente et collective. L’intention prévaut sur l’acte.

L’écologie au sens large doit inclure cet équilibre si fragile de notre biosphère. Ces dauphins expriment la joie même de vivre et nous accueille dans leur milieu naturel. Et cette leçon de vie d’adaptation dans un environnement marin qui demande une vigilance constante, est une évidence à révéler au monde pour changer les consciences.

– Ainsi donc le voilà le bout de ta Quête, ton Saint-Graal, l’âme de vie pulsant 20000 lieues sous les mers dans la puissance de l’inspiration, vibration et transmission fréquentielle avec les dauphins, qui ont d’ailleurs les yeux en forme de coeur.

Le bout de ma quête, je ne sais pas, mais le déclenchement de celle-ci, très certainement. Reste la magie de ce qui nous échappe dans les effets d’ondes conséquentes de cette rencontre. Une page importante est tournée…mais pas le livre.

(Wikipédia)

– Quelle est leur spécificité particulière par rapport aux autres compagnons de l’homme ?

Beaucoup de choses pourraient être exprimées sur les dauphins. Ils ont ce pouvoir tellement essentiel de révéler l’essence même de la vie. Un œil qui vous parle droit au cœur au moment de la connexion du regard et vous fait ressentir cette liberté et cette joie déconcertante parfois. Leur ergonomie physiologique exceptionnelle de grâce et d’efficience est aussi une prouesse technologique.

Mais le trait le plus marquant reste pour moi à nouveau l’approche ludique dans les échanges entre eux ET avec l’humain pour certains dauphins, dans certaines parties spécifiques du globe. Cela reste à mes yeux une des rencontres les plus magiques de communication interespèces.

Il me semble que toutes les études scientifiques, éthologiques ne peuvent déroger à une règle, c’est justement qu’il n’y a pas de règle unique. Chaque dauphin comme chaque animal, a également sa propre histoire, son chemin et sa personnalité unique. Et c’est ce qui fait la magie d’une rencontre et le respect de la vie, pouvoir être surpris par un moment de pure connexion comme une évidence.

– Parle nous de ta relation unique avec eux ; de ta vision et ton expérience de ce milieu aquatique.

Je pense que la rencontre avec les dauphins libres a cette magie d’être personnelle, dans le sens ou elle crée un lien fort avec qui au plus profond de notre être. Et j’ai pu voir cette diversité de réactions et d’émotions autour de moi au fil des accompagnements en mer et d’amis profondément liés à ces êtres.

La rencontre a été particulière de par le « timing » et la connexion – ou devrais-je dire la re-connexion – avec les dauphins. L’intuition d’échange fut rapidement de descendre en profondeur, comme un appel, une invitation à vivre la rencontre dans un ballet aquatique. Et ce moment est depuis, vécu comme LE moment de communication, de lâcher-prise, d’union totale avec ces êtres, et donc avec moi-même.

A ce jour, seul ce moment de liberté vécu en mer reste unique dans ce qu’elle procure. Ce que je définie comme « retrouver sa vraie nature ».

– Il parait que certains dauphins peuvent être des prédateurs sexuels…

Ils ont en effet une vie sexuelle particulièrement fun, polygame et parfois excessivement violente. Un terrain ou germe la compétitivité entre mâles et des moments de provocations, d’échanges vifs et impressionnants. Un mélange de coups, de morsures, de danses, de sauts pour impressionner la femelle.

Leur énergie débordante se conjugue à tous les modes d’expression chez les dauphins. J’ai pu observer des moments incroyables de bataille de mâles, comme des scènes de romantisme, de grâce pure et de d’élégance dans l’effleurement mêlé a des moments d’agressions physiques, le tout avec une maitrise des espaces. Je laisse les chercheurs scientifiques et éthologues parler des résultats pragmatiques des études sur les mœurs des dauphins.

  • Danser avec les dauphins, c’est quoi ?

(Soupir…)
Danser avec les dauphins …c’est pour moi le Graal. Le moment simple et riche d’enseignements à la fois. Le vide complet mental laissant la place grande à l’intuition du moment présent. L’équilibre d’un moment spirituel et d’ancrage terrestre d’un vécu authentique… bien que se déroulant en mer. Se sentir UN avec tout ce qui nous entoure dans toute sa diversité. Tellement de choses dans un moment de vide total…qui me remplit.

(Wikipédia)

Le Prophète EZECHIEL plaçait le Char Céleste (la fameuse Merkabah) en-haut de l’Echelle de Jacob, avec les Anges de Feu, Métatron, sous le Trône de Dieu, YHVH, etc. 
Mais la tradition rabbinique enseigne aussi que « la Torah est plus profonde que les océans. »
Et le Trident de Poséidon rappelle la lettre Shin, Shaddaï le Tout-Puissant.
Quelle pièce se joue donc dans les abysses ?
Es-tu le Grand-Prêtre de l’union de l’Eau et du Feu avec la Cour des Dauphins, tes anges aquatiques?

Tellement de symbolique autour des dauphins, mais tu en parles bien mieux que moi dans cette longue liste. J’aime le terme des « anges de la mer » car ils accompagnent véritablement l’humain dans un chemin de découvertes de soi.

J’aime cette phrase de Rumi qui résume bien tout ce qui se vit dans toute rencontre, et la perception de ce qui nous entoure: « Nous ne sommes par une goutte d’eau dans l’océan, mais tout l’océan dans une goutte d’eau. »

Nous sommes enfin entrés dans un nouveau paradigme dans notre relation au vivant, 
à la nature, la flore et la faune.

Je suis assez d’accord sur ce nouveau paradigme que nous vivons. Je pense que nous l’a vivons dans l’urgence cependant, dans une autre intensité de ce que la nature nous renvoie, des moments forts interespèces qui se partagent au travers des réseaux sociaux et dévoile toute l’empathie du monde animal et de cette Nature que nous maltraitons. Chacun et chacune d’entre nous à sa part de travail et du chemin dans ce puzzle géant interconnecté.

(Wikipédia)

Le développement du virtuel, la future ontologie d’Homo Sapiens Numéricus, l’exacerbation de l’individualisme, la robotisation en cours, etc. éloigne les humains les uns des autres, mais les rapproche des animaux, etc.

Oui la aussi un paradoxe de ce que notre évolution de société nous offre. Et je baigne aussi dans cette dualité. Une ère numérique ou nous pouvons choisir de plonger dans ce monde virtuel, ou la laisser nous inspirer et nous reconnecter avec ce lien perdu qu’est dame Nature.

(Wikipédia)

Un mot peut-être aussi sur l’homme-dauphin pionnier de la plongée libre à – 100 m, feu Jacques MAYOL, et qui ouvrit la route au film « Le Grand Bleu ».

Un homme exceptionnel dans l’inspiration qu’il a suscité pour toute une génération. 
Un amoureux des mers et des dauphins. Il faut aussi une part de folie dans ce qui fait avancer l’humanité, dans les découvertes, l’exploration des capacités humaines et de son pouvoir d’adaptation avec son environnement. Toujours d’actualité pour inspirer des décideurs qui aurait bien besoin de vivre un millième de son expérience pour saisir toute la beauté de cette planète terre.

(Wikipédia)

– Tes activités ? Tes projets ?

Aujourd’hui, retrouver mes amis dauphins est devenu vital. Le monde de la mer représente un lien fort, un moment de pure joie, comme un sentiment de retrouvailles tel ce milieu aquatique ou nous avons passé neuf mois. L’élément de l’eau sans qui la vie n’est rien.

Et ces dauphins m’ont emmené dans une rencontre familiale avec les baleines, les orques ou encore les bélugas. Tous ces moment ont été exceptionnels de générosité, d’échanges et de leçons de vie qu’aucune école ne pourra jamais proposer.

Ces voyages et rencontres en mer vont se poursuivre, mais avec un projet d’exploration dans la communication interespèces. Je devrais participer au Salon Biomim’expo ce mois d’octobre 2018 à la Cité des Sciences, pour démarrer cette nouvelle aventure.

L’idée tourne autour d’une combinaison connectée pour jouer ce jeu de la vie avec la technologie, et au travers d’une zone de communication commune, faire bouger les consciences sur l’extraordinaire présence des dauphins et du monde animal dans sa globalité sur cette planète, pour leur rendre humblement une partie de ce que j’ai pu recevoir : préserver leur liberté, des océans propres et une paix retrouvée avec l’impact humain…

Merci de ta participation, Pascal, en profondeur. Mes amitiés à la tribu des dauphins.

Propos recueillis par Eric LE NOUVEL – ce 21/9/18.

 

(1) Voir les études et recherches sur l’empathie et les neurones miroirs.

NB : Toutes les photos sont © DOLHOM / Pascal BETREMIEUX, sauf mention différente.

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